Latin et langues romanes

Les hypothèses et théorisations de la linguistique générale ne se sont, en fait, souvent appuyées que sur un nombre très réduit de langues, sinon sur une seule. Les langues romanes – ou plutôt une ou quelques-unes d’entre elles – ont été ainsi à l’origine d’avancées importantes dans l’étude de certains phénomènes (ordre des mots, clitiques, etc.).

Dans une orientation plutôt typologique, ou mieux de linguistique des langues, essayant de fonder les théories générales sur la plus grande diversité possible de faits et de langues, les langues romanes fournissent un champ d’investigation sans équivalent pour les micro- comme pour les macro-comparaisons, à toutes les échelles, entre langues, dialectes et variétés, dans une perspective synchronique aussi bien que diachronique.

Nous invitons les chercheurs à proposer des communications portant sur au moins une des trois questions suivantes.

1) Quels phénomènes intéressant la linguistique générale sont aujourd’hui susceptibles de recevoir un éclairage nouveau de faits d’une ou de plusieurs langue(s) romane(s) et de voir par là renouveler leur théorisation ?

2) Quelle contribution spécifique la linguistique romane est-elle aujourd’hui en état d’apporter à la typologie et à la linguistique générale ?

3) Inversement, quels sont les éclairages inattendus, susceptibles de renouveler les théorisations, que des langues de familles différentes et des types les plus éloignés peuvent apporter à tel ou tel phénomène d’une langue romane ou à une caractéristique de la famille entière ?

Seront  particulièrement appréciées à la fois les contributions à orientation épistémologique et les études de cas précis, dans la mesure où elles seront inédites et novatrices.

Président(e)s, représentants, non-scandinaves de la SLR

Sándor Kiss (Debrecen)
Rita Librandi (Napoli)

Représentants de la Scandinavie

Outi Merisalo (Jyväskylä)